Dersou Ouzala / Дерсу Узала / Deruzu uzâra (1975)


  • Réalisation : Akira Kurosawa
  • Genre : biographie, aventure, drame
  • Année : 1975
  • Durée : 2h15
  • Langue : film russo-japonais, film vu en français
L'histoire
Sibérie, 1902. Le Capitaine Vladimir Arseniev (Yuri Solomin), topographe, et son escouade de 6 hommes  sont en expédition pour tracer la carte du pays. Un soir, ils sont rejoints dans leur campement par Dersou Ouzala (Maksim Munzuk), un chasseur épuisé, affamé et qui semble bien vieux, mais poli et respectueux. Arseniev lui propose de rester avec eux et de devenir leur guide, Dersou accepte. C'est le début d'une belle amitié basée sur la compréhension de l'autre, de l'apprentissage des usages en ce pays sauvage et hostile, comme celui de laisser un peu de vivres dans une cabane pour le prochain voyageur ce qui pourra lui éviter de mourir de faim.


Développement
Adaptation de "journal de bord" de Vladimir Arseniev, officier-topographe de l'armée russe, qui raconta ses voyages dans plusieurs livres dont le plus connu est La taïga de l'Oussouri - Mes expéditions avec le chasseur golde Derzou (de 1902 à 1907).

* golde : une ethnie chinoise

L'histoire en plus

1910. Revenu sur les lieux où Dersou a été enterré 3 ans plus tôt, Arseniev découvre que la tombe n'existe plus car depuis un village a été construit. Il se souvient alors de cette précieuse amitié qu'il rencontra au contact de l'homme qui fut son guide et son sauveur durant de nombreuses expéditions : un homme astucieux et libre, mais fortement influencé par des signes (funestes) qu'il voit dans la nature (il croît à l'esprit de la forêt) et percevant le comportement des animaux comme un manière de dialoguer, d'ailleurs, il leur parle comme s'ils étaient capables de comprendre. Dersou par exemple ne se remettra pas d'avoir tiré sur "Amba" un tigre dans la forêt qui incarne pour lui un grand esprit.
Après que Dersou se soit imaginé que la taïga ne veut plus de lui parce qu'il n'est plus capable de viser juste, Dersou accepte l'invitation du "Capitaine" et le suit en ville (dernier quart d'heure du film). Le vieux chasseur y reste un temps mais la taïga lui manque ; les usages de la ville lui pèsent surtout : devoir payer l'eau ou le bois alors que la nature les offrent généreusement le dépasse complètement et le rendent maussade.
Dersou veut repartir dans la montagne où il veut mourir. Le "capitaine" le laisse alors partir et lui offre son fusil. Peu de temps après, le "Capitaine" est averti de la découverte du corps de Dersou qu'il part reconnaître sur le champ.

La phrase
"Ensemble marcher, ensemble travailler. Pas besoin merci (rires).
(Dersou répond au Capitaine qui le remercie de lui avoir sauver la vie)
dispositif de survie imaginé par Dersou
pour les abriter sur le lac pendant la tempête

Intérêt On regrette en premier lieu la doublure en français car les voix françaises sont tout simplement ridicules : donnant à un jeune homme la voix d'un vieillard par exemple, sans parler de l'accoustique des dialogues qui raisonnent comme dans une pièce alors que nous sommes en pleine nature...

Heureusement, la musique, les magnifiques prises de vue, forment un support assez consistant pour ne pas se perdre en route dans le problème de la piste sonore.
Un film qui ne peut laisser indifférent devant le spectacle de cette amitié pure et intelligente, j'avais vu ce film très jeune, trop sans doute, et je l'ai redécouvert grâce à mon amie Elisabeth dont voici le billet.

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