La Demoiselle d'Avignon (1972)
L'histoire est celle de Koba, une princesse du royaume de Kurlande (pays imaginaire en mer baltique) qui se rend avec ses amis étudiants en Avignon incognito pour honorer le souvenir d'Adélaïde, ancienne reine de Kurlande, née en Avignon en 1792. Après avoir eu une panne, ils sont invités à se reposer chez madame Fonsalette, une propriétaire d'un grand domaine sur les hauteurs d'Avignon et c'est là que Koba rencontre François, le fils de la propriétaire, amoureux des pierres et qui a du mal à trouver une femme qui partage sa passion. Il n'est pas insensible au charme de Koba qui trouve l'archéologie très intéressante. Koba doit repartir dans son pays et pour la retrouver François qui est ambassadeur et actuellement en poste au quai d'Orsay demande à être muté en Kurlande. De son côté, Koba demande au roi son père l'autorisation de passer un an en France (elle aussi cherche à revoir François) et trouve un emploi de jeune fille au pair à Paris. Les deux amoureux finissent pas se croiser à l'aéroport tandis que chacun pensait se rapprocher les voilà qui se séparent.
Mon avis
Ayant succombé à l'appel des archives de l'INA, je viens de m'abonner et j'en ai profité pour revoir une énième fois ce feuilleton de mon enfance. Koba (Marthe Keller) est parfaite en princesse amoureuse en plein dilemme : impossible de briser le serment fait à son père de ne pas révéler sa véritable identité. L'actrice qui avait alors 27 ans est convaincante, mais je suis assez sceptique sur le choix de Louis Velle qui joue le rôle de François, âgé à l'époque du feuilleton de 46 ans : plus tout à fait le prince charmant ! Leur presque 20 ans d'écart est bien visible et cela m'a un peu gênée maintenant que je suis plus vieille et plus critique, même si je reconnais à Louis Velle d'avoir une belle prestance bien sûr mais je n'arrive pas à m'ôter de l'esprit qu'il a eu le premier rôle parce qu'il était l'époux de Frédérique Hébrard : la réalisatrice et scénariste et qu'il était le coauteur de l'histoire qu'ils ont inventée et écrite ensemble durant une année.
J'ai beaucoup apprécié de revoir cette époque où les enfants savaient parler un français correct, où les gens étaient beaucoup plus polis ; une époque révolue qu'il fait bon retrouver de temps en remps grâce aux beaux films et séries de qualité (photographie et scénarii).
Patrimoine : quelques lieux de tournage
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