The Night of the Hunter / La Nuit du chasseur (1955)


  • Réalisateurs : Charles Laughton et Robert Mitchum
  • Genre : thriller
  • Année : 1955
L'histoire
Harry Powell (Robert Mitchum), qui se fait appeler "Preacher", est un psychopathe voleur et assassin. Il traque sans relâche les jeunes enfants de son compagnon de cellule (Peter Graves) qui a été pendu sans avoir révélé l'endroit où il a caché les dix milles dollars qu'il a volé. 
Harry (Robert Mitchum) dit "Preacher " et Ben (Peter Graves) dans leur cellule

Développement

Adapté du roman éponyme, le film est en tout point conforme au récit d'origine, et quel film ! Réalisé la même année que celle de la sortie du roman, il en est, en quelque sorte, la parfaite "bande dessinée". J'ai regardé le film aussitôt après avoir achevé le livre, autant dire que mon impression n'a même pas été émoussée par la nuit. Après avoir épousé Willa, la veuve de Ben, Harry s'en débarrasse, puis menace les enfants afin qu'ils lui révèlent l'endroit où est caché l'argent. Les enfants sont alors obligés de s'enfuir.

Les acteurs jouent très juste, surtout les enfants qui sont tout à fait attendrissants.
John (Billy Chapin) promet à son père de garder le secret

Robert Mitchum a une gueule d'ange déchu à la beauté hideuse d'un menteur enjoleur
Willa (Shelley Winters) accepte d'épouser Ben

R.Mitchum joue à certains moments un peu "too much" dans le genre "théâtral" mais c'était ainsi à l'époque du film : les méchants n'étaient pas vraiment effrayants (par exemple, nous verrons prochainement comment Jack Nicholson nous fait dresser les poils des bras rien qu'en regardant la caméra) : je pense à la scène de la glissade dans la cave, le grotesque efface un peu de la noirceur du personnage.




Pour illustrer un peu ce billet et prouver combien le film est une réussite esthétique, quelques plans choisis ci-dessus qui montrent tout à fait ce qui représente au mieux pour moi le fameux "théâtre d'ombres".

Signalons Lillian Gish dans le rôle de Rachel Cooper, la "bonne fée" qui recueille les enfants perdus et va les défendre contre l'intrus meurtrier. Et Peter Graves, l'inoubliable "James Phelps" des épisodes de "Mission impossible".

Un très beau film, qui, même s'il ne donne pas vraiment la "chair de poule", a le délicieux mérite de nous offrir un très beau moment de cinéma grâce à l'ambiance, les décors (la maison de Rachel à Noël sent la cannelle et la pomme rien qu'à la regarder !), la musique, et surtout, le respect de l'oeuvre de l'auteur. J'aime quand le travail est bien fait.

une capture d'écran à la fin du DVD

affiches françaises

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