L'annulaire / The ring finger (2005)
- Réalisateur : Diane Bertrand
- Genre : fantastique
- Année : 2005
- chansons de Beth Gibbons (du groupe Portishead)
L'histoire
Iris (Olga Kurylenko) quitte l'usine où elle vient d'avoir un léger accident et trouve un emploi d'accueil dans un étrange laboratoire installé dans un ancien foyer de jeunes filles, destiné à fabriquer des spécimens de souvenirs dont les clients (et patients) désirent se débarrasser. Son patron (Marc Barbé) ne tarde pas à lui offrir de très belles chaussures rouges avant d'en faire sa maîtresse dans une relation sadomasochiste.

Développement 
Adaptation d'un roman de Yoko Ogawa (j'en profite pour vous indiquer le lien vers ma fiche de lecture), ce film n'est pas pour ceux qui n'ont aucune envie de poésie. Evidemment, je suis bien placée pour parler de l'univers de Yoko Ogawa : je le connais par coeur. Et quand je pense à ce que j'ai lu ici et là comme appréciations désobligeantes, j'en reste toute énervée : ces gens qui dénigrent ce genre de films sont les mêmes qui s'étonnent qu'il tombe de la neige en hiver, ou de trouver des écailles sur les poissons.
Ils ne savent pas ce qu'ils veulent : c'est un film fantastique : a-t-on jamais vu dans la vraie vie un laboratoire de spécimen ? On peut ne pas aimer le fantastique mais quand on regarde un film du genre, on ne s'étonne pas que ce le soit (fantastique)... Alors quand je lis "on ne comprend rien", j'ai envie de répondre : "évidemment !" : il n'y a rien à comprendre. C'est un conte. Doit-on comprendre comment la princesse s'endort cent ans ou pourquoi la petite fille se promène seule dans le bois ? Doit-on expliquer pourquoi Dark Vador est le père de Luke ?
Bref.
Ambiance érotico-fantastique pour cette histoire de possession et de domination, portée dans la lumière d'une très belle photo, et d'une musique tout aussi importante et intrigante. J'ai trouvé que le film transposait assez fidèlement le roman d'Ogawa, et tous les détails qui sont chers à l'auteur : l'eau (la pluie, les bains, la sueur,...), les liens entre les êtres, le temps qui passe, les souvenirs. J'ai trouvé les acteurs très convaincants, même si les personnages ne sont pas japonais comme dans le roman.
Alors je suis pour. Maintenant, je ne dis pas que je le reverrai tous les jours : ce genre de film n'est pas de ceux que l'on regarde en boucle. Mais j'ai trouvé ce film très intéressant. J'aime le fantastique pour ce qu'il nous offre : nous emporter dans une relation avec notre propre inconscient. Raconter une histoire presque "normale" mais avec suffisamment de "magie" pour que l'on se laisse porter à la dérive, et pour qu'on ne s'attache pas trop à la réalité de ce que l'on voit, mais plutôt de ce que l'on cherche.
Petit mélange des images que j'ai relevées avec la couleur rouge (le sang, le sac à main, les chaussures, l'abat-jour de la lampe de bureau, le parapluie, le coffret de majong et l'étoffe qui l'enveloppe :

Et puis cette scène à la fin, où Iris va voir le cireur de chaussures (Sotigui Kouyate) : j'ai reconnu la place des Vosges à Paris (les arcades, les chaises tressées) :
Ils ne savent pas ce qu'ils veulent : c'est un film fantastique : a-t-on jamais vu dans la vraie vie un laboratoire de spécimen ? On peut ne pas aimer le fantastique mais quand on regarde un film du genre, on ne s'étonne pas que ce le soit (fantastique)... Alors quand je lis "on ne comprend rien", j'ai envie de répondre : "évidemment !" : il n'y a rien à comprendre. C'est un conte. Doit-on comprendre comment la princesse s'endort cent ans ou pourquoi la petite fille se promène seule dans le bois ? Doit-on expliquer pourquoi Dark Vador est le père de Luke ?
Bref.
Ambiance érotico-fantastique pour cette histoire de possession et de domination, portée dans la lumière d'une très belle photo, et d'une musique tout aussi importante et intrigante. J'ai trouvé que le film transposait assez fidèlement le roman d'Ogawa, et tous les détails qui sont chers à l'auteur : l'eau (la pluie, les bains, la sueur,...), les liens entre les êtres, le temps qui passe, les souvenirs. J'ai trouvé les acteurs très convaincants, même si les personnages ne sont pas japonais comme dans le roman.
Alors je suis pour. Maintenant, je ne dis pas que je le reverrai tous les jours : ce genre de film n'est pas de ceux que l'on regarde en boucle. Mais j'ai trouvé ce film très intéressant. J'aime le fantastique pour ce qu'il nous offre : nous emporter dans une relation avec notre propre inconscient. Raconter une histoire presque "normale" mais avec suffisamment de "magie" pour que l'on se laisse porter à la dérive, et pour qu'on ne s'attache pas trop à la réalité de ce que l'on voit, mais plutôt de ce que l'on cherche.
Petit mélange des images que j'ai relevées avec la couleur rouge (le sang, le sac à main, les chaussures, l'abat-jour de la lampe de bureau, le parapluie, le coffret de majong et l'étoffe qui l'enveloppe :

Et puis cette scène à la fin, où Iris va voir le cireur de chaussures (Sotigui Kouyate) : j'ai reconnu la place des Vosges à Paris (les arcades, les chaises tressées) :

Le cireur, qui est un peu magicien, reconnaît que les chaussures sont très belles et vont parfaitement à Iris, mais il lui recommande de s'en débarrasser au plus vite :
"Vous risquez de perdre vos pieds" (genre : vous risquez de perdre pied).Le film peut donner envie de découvrir l'oeuvre d'Ogawa, c'est ce que je souhaite de tout mon coeur.

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