Zazie dans le métro (1960)

 



"Les passants c'est tous des cons". (Zazie dans le film "Zazie dans le métro")

Zazie (Catherine Demongeot arrive à Paris pour le week-end avec sa mère qui la confie à l'oncle Gabriel tandis qu'elle-même va passer deux jours avec son nouveau "Jules". Zazie n'a qu'un désir : prendre le métro mais c'est jour de grève et, telle une véritable petite peste, elle va semer la zizanie dans l'entourage de son oncle (Philippe Noiret) à travers Paris. Deux jours de pure folie qui s'achèvent à la gare lors des retrouvailles avec sa mère.


Mon avis

Je ne sais pas trop quoi dire de bien de ce film que je viens de revoir tellement il y a de points négatifs, peut-être que je suis trop "vieux jeu" ? pourtant j'apprécie la comédie et le burlesque mais là je me demande bien ce qu'à voulu faire le réalisateur surtout à cette époque :

Adaptation littéraire du roman publié l'année précédente "Zazie dans le métro" de Raymond Queneau, le film qui se veut burlesque et il l'est, est aussi un vrai boulguiboulga d'expérimentation visuelle : les décors qui déménagent, des scènes oniriques, des téléportations etc...

Beaucoup de comiques de situation : les embouteillages et la voiture qui avance toute seule avant d'être récupérée par sa propriétaire, le fait de repasser toujours devant l'Église Saint-Vincent-de-Paul de Paris que l'oncle Gabriel désigne à chaque fois d'un nom différent : "c'est le Panthéon", "c'est l'église de la Madeleine", c'est la "caserne de Reuilly" c'est "les Invalides", ..), mais aussi beaucoup de vulgarité : comportements inappropriés, gros mots, impolitesse, comme si la mère (veuve et meurtrière ayant tué son mari) avait été incapable d'élever sa fille.

L'héroïne a été rajeunie dans le film, soi-disant pour faire moins "Lolita", mais cela ne change pas grand chose tant les sous-entendus sont triviaux : l'homme qui l'aborde et qu'elle menace de dénoncer à la foule pour atteinte aux bonnes mœurs (elle a 10 ans !!!), les questions sur l'homosexualité pressentie de Gabriel (vraiment à 10 ans on se pose ce genre de question ? ), et j'en passe.

J'ai aimé : voir le Paris de ces années là, les personnages burlesques qui vivent leur vie sans trop se poser de questions. Certaines scènes (réussies) m'ont fait penser à certains films de Tati.

Je n'ai pas aimé : la manière dont est traité le fond de l'histoire avec la perte de l'innocence, la gamine dévergondée et impolie.




Réalisation : Louis Malle

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