De battre mon coeur s'est arrêté (2004)

mise à jour 4 mai 2012

  • Réalisation : Jacques Audiard
  • Genre : drame
  • Année : 2004
  • Durée : 1h40
  • Langue en VO : français
Que raconte l'histoire ?
Paris, de nos jours. A 28 ans, Tom (Romain Duris) est un agent immobilier véreux à Paris, n'hésitant pas à malmener les mauvais payeurs, à menacer des immigrés, squatteurs d'immeubles qu'il doit revendre. Lorsqu'il rencontre par hasard l'imprésario de sa mère, une ancienne pianiste virtuose à présent décédée, celui-ci lui demande s'il pratique toujours. Tom lui répond affirmativement et l'imprésario lui propose de passer une audition. Convaincu qu'il a raté sa vocation, Tom se met en devoir de s'y préparer sérieusement mais le mépris du premier professeur rencontré le met en rage. Un étudiant chinois ayant entendu le vif échange lui suggère de prendre des cours auprès de Miao Lin (Linh Dan Pham) une amie chinoise qui vient juste d'arriver en France et qui ne parle pas le français. Progressivement, Tom supporte de moins en moins son ancien métier : la duplicité de son collègue à qui il sert d'alibi lorsqu'il trompe sa femme, son père qui lui demande de molester des mauvais payeurs etc...

Est-ce un film intéressant ?
Une fois n'est pas coutume, j'ai vu ce film avant l'avalanche de récompenses décernées lors de la récente cérémonie des César qui a comblé certains espoirs sans toutefois honorer celui qui en était l'âme, le coeur oserai-je dire. Je le redis ce soir, Romain est époustouflant d'humanité, maladroit dans sa recherche d'une nouvelle vie. Très présente aussi : la musique. Indispensable alliée du spectateur qui sombre dans l'exigence implacable de l'art. Sans concession. Doute, émerveillement, renoncement, allégresse. Succession d'états d'âme dans un défilé de chaud-froid des sentiments, propre à nous étourdir. Je ne suis pas musicienne, par paresse sans doute, mais j'imagine le vertige des musiciens qui contemplent l'abysse de leur folie. Je les admire, je les envie. Le romantisme du piano me donne toujours ce sentiment d'inaccessibilité, car la musique est pour moi un étrange accomplissement de l’être que je ne peux assouvir.

Dans ce film, la musique de Bach, et plus particulièrement la Tocata, nous accompagne comme un métronome bat la mesure du temps qui passe. La musique comme une odeur des souvenirs, un parfum qui se retrouve en captant les effluves dispersées au fil des années et qui reviennent nous hanter.

De battre mon coeur ne cesse...

Un très beau film à voir et à revoir !

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