Le village (2005)

Réalisateur : M.Night Shyamalan
Genre : épouvante
Année : 2005


J'ai adoré ce film. L'histoire est très particulière et dans le même temps c'est un des films qui m'a le plus profondément marquée, je ne sais si le scénario me touche ou si ce sont les acteurs qui ont su incarner leur personnage. Sans oublier la bande son. Totalement incorporée à l'ambiance. Dans ce film, les croyances s'opposent à l'intelligence (au sens de la lucidité). Il y a ceux qui se contentent d'appliquer les règles sans les comprendre, et ceux qui veulent en vérifier le fondement. Les "aventuriers".

L'histoire débute ainsi. Nous sommes dans une communauté isolée dans une vallée entourée de bois. Y vivent en harmonie, des hommes et des femmes vêtus comme au XIXème siècle, ils ne mangent pas leur animaux, ils ne subissent qu'une seule loi, elle est implacable : il ne faut jamais, sous aucun prétexte, franchir les limites de la forêt, car des créatures y vivent et elles sont terribles. Si l'un d'entre eux vient à désobéir, alors les créatures sauront que le pacte de non agression est transgressé, et elles pénètreront dans le village, dans les maisons.

Lucius Hunt (Joaquin Phoenix), un jeune homme ombrageux et téméraire, aimerait bien aller à la ville, imaginée au delà des bois, l'endroit de toutes ses espérances. Mais la loi l'interdit ! La loi a également institué que le rouge est la couleur interdite (les fleurs rouges sont vite arrachées et enterrées) et que le jaune est la couleur protectrice. Le drame survient le jour où Lucius est victime de son ami Noah (Adrien Broody), lorsqu'Ivy Walker, la fille du chef du village, avoure à Noah son amour pour Lucius. Jaloux, Noah, qui est autiste, poignarde Lucius pour se débarrasser de son rival. Très profondément blessé, celui-ci est sur le point de succomber à ses blessures, quand Ivy, aveugle depuis son enfance, réclame au conseil des sages le droit de traverser la forêt pour aller chercher les médicaments nécessaires à la ville. Elle est persuadée que son handicap la protègera des créatures et que celles-ci la laisseront passer. Le suspens est bien ficelé. La tension monte sans scène d'horreur ni litre de sang !

Le déroulement.
Le conseil accepte la mission d'Ivy. Son père (William Hurt) lui avoue alors qu'il n'y a pas de créatures, qu'il n'y en a jamais eu, que les sages ont inventé cette histoire pour empêcher la nouvelle génération de quitter le village pour l'autre "monde", le lieu de tous leurs malheurs. Car tous les sages sont des victimes de la société : viol, meurtre, appât du gain...

Ils ont alors choisi de quitter leur ancienne vie, de fonder une nouvelle communauté basé sur le modèle à leur yeux exemplaire d'un village du XIXème siècle, fondé sur l'entraide, le respect des uns et des autres, loin du "mal" incarné par l'argent, le pouvoir, l'urbanisation, l'ambition.


Ivy se met donc en route à travers les bois. Quand elle se rend compte qu'elle est suivie, elle prend peur. Aveugle mais non sans défense, elle tend un piège pour se débarrasser de l'importun qui finit par tomber dans un ravin au fond duquel il s'empale sur des branches. Nous voyons qu'il s'agit de Noah, le transit amoureux échappé de la chambre où il était détenu. Elle poursuit son chemin sans savoir qui est tombé et arrive au pied du mur qui ceint leur domaine. De l'autre côté, elle tombe sur un des gardiens de la réserve dans laquelle leur communauté est installée depuis des dizaines d'années. Nous sommes bel et bien au XXème siècle et depuis le début du film, aucun indice ne l'avait laissé supposer... Surpris par son apparence vestimentaire, mais bienveillant, celui-ci accepte de lui venir en aide et lui rapporte les médicaments dont elle a besoin. Elle revient au village, Lucius va être sauvé. Dans le même temps, les villageois apprennent la disparition de Noah, dont la mort est opportunément attribuée aux créatures. La communauté est préservée. Jusqu'à quand ?

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